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Traitement des Toitures

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Climat et toiture : 24 villes françaises comparées

Où la mousse revient-elle le plus vite ? Comparaison de 24 villes sur 10 ans : pluie, gel et chaleur, avec le jeu de données réutilisable en CSV et JSON.

Une toiture ne vieillit pas au même rythme à Brest et à Perpignan. Pour mesurer l’écart plutôt que de le supposer, nous avons compilé 24 jeux de relevés quotidiens sur 10 années complètes. Le climat explique une grande part de la fréquence d’entretien réelle, et les chiffres ci-dessous permettent de situer votre situation.

Tout est vérifiable. Les données proviennent d’Open-Meteo, sous licence libre, et notre compilation est téléchargeable plus bas.

Deux facteurs, pas un seul

On résume souvent le climat à l’humidité. C’est incomplet. L’eau permet aux mousses de s’installer, mais elle ne détruit pas le matériau. Le gel s’en charge : il dilate l’eau retenue dans la porosité de la tuile et fait éclater sa surface, cycle après cycle.

Deux villes également pluvieuses peuvent donc connaître des sorts très différents. Séparer les deux mesures éclaire immédiatement ce que subit une couverture selon son climat, et ce qu’il faut traiter en priorité.

Les quatre situations types

En croisant les jours de pluie et les jours de gel autour de la moyenne de notre panel (125 jours de pluie, 23 jours de gel), quatre profils de climat se dessinent nettement.

Humide et gelé — le plus exigeant

Lille, Paris, Strasbourg, Grenoble, Clermont-Ferrand, Besançon, Dijon, Annecy

La mousse s’installe, puis le gel fissure. C’est là qu’un hydrofuge se justifie le mieux, puisqu’il agit sur l’absorption.

Humide sans gel — ça salit, ça ne casse pas

Rennes, Bordeaux, Nantes, Brest, Bayonne, Le Havre

Végétation abondante, dégradation lente. L’enjeu porte sur les évacuations et les fixations plus que sur la tuile.

Sec mais gelé — la casse sans le signal

Lyon, Aix-en-Provence

Peu de mousse visible, donc peu d’alerte, alors que les cycles de gel travaillent le matériau. Le contrôle vaut mieux que l’œil.

Sec et doux — le plus clément

Toulouse, Marseille, Perpignan, Angers, Nîmes, Ajaccio, Nice, Montpellier

Entretien plus espacé. Le risque se déplace vers le mécanique : tuiles déplacées par le vent, évacuations sous-dimensionnées.

Ce découpage du climat a une conséquence pratique. Dans le premier groupe, protéger avant l’hiver change réellement la durée de vie d’une couverture. Dans le dernier, s’acharner sur des traitements rapprochés relève de la dépense inutile.

Le tableau complet

Les 24 villes, classées du climat le plus humide au climat le plus sec en nombre de jours de pluie.

Moyennes annuelles par ville, calculées sur 10 années
VillePluie (mm)J. pluieJ. gelJ. ≥ 30 °C
Brest112117031
Le Havre1028166113
Besançon12681614915
Bayonne1484157611
Annecy15031534814
Grenoble14291483433
Strasbourg9051465317
Clermont-Ferrand8351414819
Lille778140325
Paris7691373412
Rennes798136207
Dijon8441344716
Bordeaux9261331526
Nantes8401291412
Angers7231242114
Toulouse7781222038
Lyon8811214031
Ajaccio908113041
Montpellier773881147
Nîmes75485861
Aix-en-Provence636812655
Nice77880118
Marseille56871116
Perpignan48569345

Ce que les extrêmes révèlent

Annecy reçoit trois fois plus d’eau que Perpignan, mille cinq cent trois millimètres contre quatre cent quatre-vingt-cinq. Brest compte cent soixante-dix jours de pluie, Marseille soixante et onze : la toiture bretonne est mouillée près d’un jour sur deux, la marseillaise un jour sur cinq.

Le gel creuse un écart plus spectaculaire encore. Strasbourg gèle cinquante-trois matinées par an ; Ajaccio, aucune. Entre ces deux villes, le même produit posé sur la même tuile ne rendra pas le même service, et le calendrier d’intervention n’a rien de commun. Un climat méditerranéen n’exclut d’ailleurs nullement le gel : Aix-en-Provence compte vingt-six matinées sous zéro, quand Marseille, à trente kilomètres, n’en connaît qu’une.

Dernier enseignement, la chaleur. Nîmes dépasse trente degrés soixante et une fois par an. Sur une tuile chauffée, un produit s’évapore avant d’avoir pénétré : le climat ferme donc l’été dans le Sud aussi sûrement que le gel ferme l’hiver ailleurs.

Le jeu de données, réutilisable

Nous consommons beaucoup de données publiques ; il paraît logique d’en rendre. Notre compilation est publiée sous licence CC BY 4.0, la même que la source dont elle dérive. Vous pouvez la reprendre, la republier ou la modifier, en citant Open-Meteo et ce site.

Télécharger

24 villes · 10 années (2015-01-01 → 2024-12-31) · CC BY 4.0

CSV (tableur)JSON

Méthode et limites

Chaque valeur de climat est une moyenne sur 10 années complètes (2015-01-01 → 2024-12-31), calculée à partir des relevés quotidiens d’un point de coordonnées situé dans la commune. Un jour de pluie compte à partir d’un millimètre, un jour de gel dès que la température minimale passe sous zéro. Aucun indice composite n’a été fabriqué : ce sont des comptages.

Trois limites méritent d’être dites. Le point de mesure représente la commune, pas votre rue, et le relief crée des écarts locaux réels. Une moyenne sur dix ans lisse les années exceptionnelles. Enfin, le climat local n’explique qu’une partie du problème : l’orientation du versant, les arbres proches et la qualité de la pose comptent souvent autant. Nos guides traitent ces facteurs, et chaque page ville détaille le contexte local.

Sources ouvertes citées sur cette page

Ces jeux de données sont publics et réutilisables sous leur licence respective. Nous n’en republions aucun extrait ici : les pages renvoient vers la source officielle, qui reste seule à jour.

Climat et toiture : questions fréquentes

Où la mousse revient-elle le plus vite en France ?

Là où la toiture reste humide le plus longtemps. Sur nos 24 villes, Brest arrive en tête avec 170 jours de pluie par an, devant Le Havre et Besançon. À l’autre extrémité, Perpignan et Marseille descendent sous 72 jours : la végétation y trouve peu de prise.

Pourquoi séparer la pluie et le gel ?

Parce qu’ils n’agissent pas au même endroit. L’humidité permet à la mousse de s’installer ; le gel, lui, fait éclater la surface de la tuile en dilatant l’eau retenue. Une ville très pluvieuse mais sans gel se salit sans se dégrader vraiment.

Ces chiffres remplacent-ils un diagnostic ?

Non. Ils décrivent un climat, pas votre toiture. L’orientation d’un versant, l’ombre des arbres et l’état de la couverture pèsent souvent davantage que la moyenne de votre commune. Voyez-les comme un cadre, pas comme un verdict.

Puis-je réutiliser ces données ?

Oui, elles sont publiées sous licence CC BY 4.0, en CSV et en JSON. La seule obligation est de citer Open-Meteo comme source primaire ainsi que ce site pour le travail dérivé. Aucune autorisation préalable n’est nécessaire.